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Combiner photo et vidéo sur un même tournage d’entreprise : dans quels cas ça fonctionne (et quand l’éviter)

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Une entreprise qui commande un film corporate, une vidéo marketing ou une web-série a parfois aussi besoin de quelques photos : pour illustrer un article de blog, alimenter les réseaux sociaux, enrichir une page de site internet. La question revient souvent : peut-on obtenir ces photos pendant le tournage vidéo, sans ajouter une journée de production ? Selon e-marketing.fr, 88 % des acheteurs B2B ont visionné des vidéos pour rechercher des produits au cours des trois derniers mois ce qui explique pourquoi la vidéo reste la commande principale dans la plupart des projets de communication d’entreprise, la photo venant en complément pour couvrir des usages que la vidéo ne remplit pas. La réponse dépend entièrement du type de projet et vouloir combiner systématiquement les deux est le plus sûr moyen de dégrader l’un ou l’autre.

Quand ça fonctionne : la photo pensée en configuration reportage

La combinaison fonctionne bien lorsque la vidéo est la commande principale (film d’entreprise, vidéo marketing, témoignage, web-série) et que le besoin en photo reste secondaire : quelques images pour illustrer un contenu, pas une campagne photo à part entière. Dans cette configuration, le photographe capte en parallèle du tournage, avec la lumière déjà en place pour la vidéo, sans intervenir sur l’éclairage ni ralentir le plan de travail.

C’est ce dispositif que nous avons utilisé pour la réalisation des témoignages clients B2B EDF solutions solaires. La vidéo est la commande principale ; un photographe intégré à l’équipe capte en parallèle un reportage photo, pour illustrer le cas client sur une page de site web et alimenter la banque d’images de communication de l’entreprise.

Exemple de photos : reportages EDF solutions solaires

Même logique pour la websérie « Cultivons nos savoir-faire » Jardiland, où chaque épisode vidéo s’accompagnait d’une série de photos destinées à illustrer les publications sur les réseaux sociaux, les newsletters et le site de l’enseigne, captées lors des mêmes journées de tournage, sans dispositif photo dédié.

Exemple de photos : issues de la web-série Jardiland « Cultivons nos savoir-faire »

Quand ça ne fonctionne pas : les projets où photo et vidéo ont des exigences incompatibles

Sur un projet plus exigeant (film de marque, tournage complexe avec plusieurs décors ou comédiens), la combinaison devient risquée, voire incompatible. La raison n’est pas seulement technique : au-delà de la lumière, photographier et filmer supposent une approche et une composition d’image différentes, un cadrage pensé pour un instant figé ne répond pas aux mêmes critères qu’un cadrage pensé pour le mouvement. Sur le plan technique, une photo qui doit répondre à des standards de campagne demande souvent une lumière artificielle ou un flash, incompatibles avec l’éclairage continu pensé pour la vidéo. On ne peut pas toujours faire cohabiter les deux exigences sur le même plateau, au même moment.

Vouloir à tout prix ajouter de la photo dans un projet vidéo déjà exigeant est souvent le meilleur moyen de ne pas s’y retrouver : chercher à tout faire sur une même journée, dans un temps déjà contraint, peut au final coûter plus cher que prévu que ce soit en temps de préparation comme en qualité de rendu.

Le vrai compromis : préparer les deux ensemble, même quand les tournages sont séparés

Quand la photo et la vidéo doivent toutes les deux être traitées avec la même exigence, la meilleure option n’est pas de tout faire en même temps, mais de dédier des temps distincts à chaque exercice. Selon la complexité du projet et le planning, cela peut prendre la forme de deux journées séparées, ou d’une même journée découpée en périodes dédiées : une plage pour le shooting photo, une autre pour la partie vidéo. Dans tous les cas, la préparation se fait en amont, dans le cadre d’un même projet : un brief, un repérage et une direction artistique communs, qui permettent de gagner du temps et du budget sur la préparation, sans compromettre l’exigence de l’un ou de l’autre.

C’est l’approche suivie pour la campagne Valeo Ineez, où nous avons mobilisé deux équipes distinctes : une équipe photo et une équipe vidéo. Sur chaque journée de tournage, des temps étaient dédiés à la photo et d’autres à la vidéo ; les décors permettaient aussi d’isoler les deux dispositifs. Pendant que le photographe captait des images produit de la borne Ineez, le réalisateur pouvait tourner en parallèle des scènes avec les comédiens sur un autre décor, avec deux équipes coordonnées dans le cadre d’une préparation commune.

Exemple de photos : issues de la campagne Valeo Ineez

Une question de configuration, pas de principe

La combinaison photo et vidéo peut être un vrai levier d’efficacité, mais seulement quand elle sert le projet, jamais quand elle se fait à son détriment. La bonne question à poser dès le brief n’est pas « peut-on tout faire en même temps ? », mais « qu’est-ce que chaque exercice exige, et comment les faire cohabiter sans compromis ? »

Un projet à construire en photo et en vidéo ?
Voir notre approche photo entreprise et film corporate.

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FAQ — Combiner photo et vidéo sur un tournage d’entreprise

Peut-on filmer une vidéo et prendre des photos pendant le même tournage ?

Oui, mais uniquement dans certaines configurations. Cela fonctionne quand la vidéo est la commande principale et que le besoin en photo reste secondaire (une illustration pour un blog, un post LinkedIn, une page de site internet), captée en configuration reportage, avec la lumière déjà en place pour le tournage vidéo.

Pourquoi ne recommande-t-on pas de combiner photo et vidéo sur tous les projets ?

Parce que les deux exercices ont des besoins en lumière différents. La photo demande parfois un éclairage artificiel ou un flash, incompatibles avec l’éclairage continu utilisé en vidéo. Sur un projet exigeant (film de marque, tournage complexe), vouloir combiner les deux au même moment risque de dégrader la qualité de l’un ou de l’autre.

Faut-il toujours une journée dédiée à la photo en plus du tournage vidéo ?

Uniquement quand les deux exercices doivent être traités avec la même exigence, par exemple une campagne photo commerciale en parallèle d’un film de marque. Selon le planning, cela peut prendre la forme de deux journées séparées ou d’une même journée découpée en périodes dédiées à chaque discipline. Dans tous les cas, une préparation commune en amont (brief, repérage, direction artistique) permet de gagner du temps sur la préparation sans compromettre la qualité d’aucun des deux formats.

Comment savoir si mon projet se prête à une combinaison photo et vidéo sur le même tournage ?

Posez-vous une question simple : le besoin en photo est-il une illustration secondaire ou une exigence à part entière ? S’il s’agit d’illustrer un contenu (blog, réseaux sociaux, newsletter), la configuration reportage, en parallèle du tournage vidéo, fonctionne très bien. Si la photo doit répondre à des standards de campagne (lumière étudiée, retouche poussée, usage commercial), mieux vaut prévoir un temps dédié, préparé avec le projet vidéo mais tourné séparément.

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